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Le Prong nouveau vient d'arriver, et c'est avec une certaine méfiance que j'ai inséré l'album dans mon lecteur. Il faut dire que le précédent, "Scorpio Rising", m'avait carrément mis en boule. Quand on s'appelle Prong, et qu'on sort des albums tels que "Force Fed" (les plus anciens se souviennent encore du terrifiant "Third from the Sun"), le sublime "Beg to Differ" ou l'excellent "Rude Awakening", on n'a pas le droit de pondre une poubelle pareille !!! Enfin passons... "Power of the Damager", leur dernière galette, apparaît heureusement comme l'album de la réconciliation, qui devrait permettre à Victor et ses deux nouveaux potes de ne pas se mettre définitivement les fans à dos. Prong met la sauce dès le début, et c'est parti pour 3/4 d'heure de mitraillage en règle ! Gros son, bonne prod, le trio ne fait pas spécialement dans la dentelle. Si l'album n'est pas foncièrement révolutionnaire, il reste cependant méchamment efficace, et, ne boudons pas notre plaisir, balance une belle série de riffs qui décrasseront vos enceintes. Longue vie à Prong ! et que Be Bop A Lula entende mes prières... |
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Le monde du jazz est en deuil. Ce 11 septembre, le pianiste Joe Zawinul est mort à l'age de 75 ans, après une carrière exceptionnelle. D'abord musicien de Miles Davis dans les années 60, Joe Zawinul fonde début 70 le groupe Weather Report, avec le saxo Wayne Shorter. Le groupe, rapidement rejoint par le bassiste Jaco Pastorius, atteindra des sommets de notoriétés rarement égalés dans le jazz. Zawinul fondera enfin The Zawinul Syndicate, formation multiforme avec laquelle il finit sa vie. Il signera également plusieurs albums solos, dans lesquels il explore des thèmes musicaux récurrents qui lui sont chers. Musicien hors norme, claviériste sur-talentueux, Joe Zawinul a rapidement développé une personnalité musicale très forte, teinté d'origines tziganes, africaines ou brésiliennes, au service d'un jeu électrique, aérien, alternativement groovy, grave ou sensuel. Il aura su mêler avec beaucoup d'inspiration des genres et des sons de prime abord opposés, sans jamais rien concéder de son talent. Une grande pointure du jazz moderne. |
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Il faut dire ce qui est, les Chemical Brothers, je les avais un peu enterré depuis quelques temps. Tout de même, ils avaient depuis longtemps dépassés l'espérance de vie moyenne d'un groupe de big beat issu des nineties. C'était sans compter avec le génie des frangins de Manchester, et la sortie de leur dernier album "We Are The Night". Pas de prises de risques majeures, mais pourtant un savant mélange électro-planant qui interpelle immédiatement. On oublie l'électro-rock des premiers opus (qui avaient fait le succès du groupe), pour une énergie certes plus tranquille, mais toujours aussi miraculeuse. Même les plus coincés finiront par taper du pied, sur une série de titres qui passent comme une lettre à la poste, distillant une fraîcheur communicative... Le tout agrémenté de quelques envolés anthologiques. Bref, les frères chimiques sont toujours dans le coup, et on peut encore compter sur eux malgré les années qui passent et repassent... |
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Grosse rentrée pour DJ Shadow ! Direct deux galettes ! |
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Encore une belle surprise, qui nous vient tout droit du rayon jazz... dans le sens large du terme... |





