CARTON A IMAGES

 
Jeudi 18 octobre 2007
Le Prong nouveau vient d'arriver, et c'est avec une certaine méfiance que j'ai inséré l'album dans mon lecteur. Il faut dire que le précédent, "Scorpio Rising", m'avait carrément mis en boule. Quand on s'appelle Prong, et qu'on sort des albums tels que "Force Fed" (les plus anciens se souviennent encore du terrifiant "Third from the Sun"), le sublime "Beg to Differ" ou l'excellent "Rude Awakening", on n'a pas le droit de pondre une poubelle pareille !!!

Enfin passons... "Power of the Damager", leur dernière galette, apparaît heureusement comme l'album de la réconciliation, qui devrait permettre à Victor et ses deux nouveaux potes de ne pas se mettre définitivement les fans à dos.
Prong met la sauce dès le début, et c'est parti pour 3/4 d'heure de mitraillage en règle ! Gros son, bonne prod, le trio ne fait pas spécialement dans la dentelle. Si l'album n'est pas foncièrement révolutionnaire, il reste cependant méchamment efficace, et, ne boudons pas notre plaisir, balance une belle série de riffs qui décrasseront vos enceintes.

Longue vie à Prong ! et que Be Bop A Lula entende mes prières...
par the-e-ghost publié dans : Zik en vrac...
Vendredi 14 septembre 2007

Le monde du jazz est en deuil. Ce 11 septembre, le pianiste Joe Zawinul est mort à l'age de 75 ans, après une carrière exceptionnelle.
D'abord musicien de Miles Davis dans les années 60, Joe Zawinul fonde début 70 le groupe Weather Report, avec le saxo Wayne Shorter. Le groupe, rapidement rejoint par le bassiste Jaco Pastorius, atteindra des sommets de notoriétés rarement égalés dans le jazz. Zawinul fondera enfin The Zawinul Syndicate, formation multiforme avec laquelle il finit sa vie. Il signera également plusieurs albums solos, dans lesquels il explore des thèmes musicaux récurrents qui lui sont chers.

Musicien hors norme, claviériste sur-talentueux, Joe Zawinul a rapidement développé une personnalité musicale très forte, teinté d'origines tziganes, africaines ou brésiliennes, au service d'un jeu électrique, aérien, alternativement groovy, grave ou sensuel. Il aura su mêler avec beaucoup d'inspiration des genres et des sons de prime abord opposés, sans jamais rien concéder de son talent.

Une grande pointure du jazz moderne.
par the-e-ghost publié dans : Zik en vrac...
Jeudi 5 juillet 2007
Il faut dire ce qui est, les Chemical Brothers, je les avais un peu enterré depuis quelques temps. Tout de même, ils avaient depuis longtemps dépassés l'espérance de vie moyenne d'un groupe de big beat issu des nineties.
C'était sans compter avec le génie des frangins de Manchester, et la sortie de leur dernier album "We Are The Night". Pas de prises de risques majeures, mais pourtant un savant mélange électro-planant qui interpelle immédiatement. On oublie l'électro-rock des premiers opus (qui avaient fait le succès du groupe), pour une énergie certes plus tranquille, mais toujours aussi miraculeuse. Même les plus coincés finiront par taper du pied, sur une série de titres qui passent comme une lettre à la poste, distillant une fraîcheur communicative... Le tout agrémenté de quelques envolés anthologiques.

Bref, les frères chimiques sont toujours dans le coup, et on peut encore compter sur eux malgré les années qui passent et repassent...

par the-e-ghost publié dans : Zik en vrac...
Jeudi 21 septembre 2006


Grosse rentrée pour DJ Shadow ! Direct deux galettes !
D'abord, une série d'enregistrements réalisés pour l'émission de radio The Breezeblock, avec The Quannum Project, les acolytes du maître. Les platines chauffent dures et Shadow, revisitant les clichés du son Hip Hop old school à sa sauce, impose un son impeccable et bien balancé. C'est très bien senti et même les plus récalcitrants se laisseront convaincre. Shadow, de sa patte inimitable, envoie les cuts avec une précision chirurgicale, et colle au chant à la super glue. Bref, rien à redire : une petite bombe...

Sortie très attendue pour son troisième album "The Outsider" et grosse claque ! Grosse claque car à la première écoute, on ne sait pas trop si c'est du lard ou du cochon. Bon, le DJ avait annoncé la couleur, en prédisant un virage à l'équerre, ou presque, mais là... Difficile de suivre l'artiste et de savoir où on va. Après "Endtroducing" et "The Private Press", monuments du genre qui usent sans relâche ma platine, on s'attendait à un nouveau miracle. Pourtant l'album n'a pas l'air mauvais (voir même peut-être bon... très bon???), avec un gros mélange Hip Hop, soul, ambiant et j'en passe, mais on reste bêtement planté sur place, attendant désespérément la grosse vague qui emporte tout. C'est clair, The Outsider change radicalement de registre et il va falloir s'y faire. Du coup, changement d'oreille, on laisse reposer quelques temps et on écoute avec l'étonnement du nouveau né. Le verdict final attendra... la suite au prochain numéro...

par the-e-ghost publié dans : Zik en vrac...
Vendredi 1 septembre 2006

Encore une belle surprise, qui nous vient tout droit du rayon jazz... dans le sens large du terme...
Et pour cause, voici un mélange de styles, entre gospel, ragtime et contemporain, réalisé lors d'une rencontre presque improbable, entre Byard "Thunderbird" Lancaster (sax), le révérend Joe Craddock (chant), le quartet de gospel Men on a Mission, Alfie Pollitt (piano), ou encore Khan Jamal (vibraphone).
Improbable, car presque improvisée dans la formation et dans la conception. Improbable car presque enregistré en oneshoot. Improbable car truffé de virages à l'équerre, de contrastes, de liberté. Le set s'ouvre sur un chant gospel, roots au possible, accompagné aux percussions et à la flûte. Puis, le champ est libre, et l'expression, à géométrie variable, rapidement inqualifiable, se joue de toute limite stylistique. Le résultat, pris sur le vif, est saisissant, et transpire d'une âme profonde et multi-culturelle...

par the-e-ghost publié dans : Zik en vrac...
 
 
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