CARTON A IMAGES

Jeudi 5 février 2009
Encore une page du rock qui se tourne... Lux Interior est mort...

Fondateur avec sa compagne, la froide et fatale Poison Ivy, du groupe The Cramps en 1976, ils ont écumé depuis le monde sans relâche, balançant un son hybride psychobilly, entendez un mélange nitroglycéridien de rock primal, de punk, de série B, d'horreur et de sexe, le tout servi avec une bonne dose d'humour.

Bête de scène jusqu'au bout, Lux Interior et les Cramps ont débuté à New York, au célèbre CBGB. Sort en 1978 leur premier album "Gravest Hits", qui marque le début d'un quart de siècle fidèle au trash underground, aux loups-garou et autres Elvis zombies...

You was a teenage werewolf...

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Jeudi 9 octobre 2008
Voilà bien bien longtemps que je n'avais fait une petite chronique musique. Non pas que l'actualité musicale soit pauvre, mais bon... le temps passe.
Cependant, je ne pouvais manquer de vous présenter ce qui pour moi a sorti du lot ces derniers mois.

Il faut dire ce qui est, Judas Priest, quintet britanique qu'on ne présente plus, est typiquement le genre de groupe que je n'ai jamais suivi ni vraiment accroché.
Mais là, difficile de passer au travers. "Nostradamus", double album ambitieux, est sans doute la plus grande réussite heavy metal depuis très longtemps. Je ne pensais pas avoir le bonheur, en 2008, d'entendre encore un son comme celui là.

L'album est tout simplement génial !

Retraçant la vie du célébre visionnaire, JP a réussit une superbe mise en scène musicale, teintée de lyrisme, d'opéra rock, alternant avec beaucoup d'inspiration et de maturité des moments forts et des passages plus posés. On est baladé de bout en bout, et rien n'est à jeter. De retour dans le groupe, Rob Halford au chant réalise une prestation qui décoiffe, donnant le champ large à sa voix. Le reste de la bande tient furieusement la route...

Ca fait très très chaud au coeur !

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Jeudi 18 octobre 2007
Le Prong nouveau vient d'arriver, et c'est avec une certaine méfiance que j'ai inséré l'album dans mon lecteur. Il faut dire que le précédent, "Scorpio Rising", m'avait carrément mis en boule. Quand on s'appelle Prong, et qu'on sort des albums tels que "Force Fed" (les plus anciens se souviennent encore du terrifiant "Third from the Sun"), le sublime "Beg to Differ" ou l'excellent "Rude Awakening", on n'a pas le droit de pondre une poubelle pareille !!!

Enfin passons... "Power of the Damager", leur dernière galette, apparaît heureusement comme l'album de la réconciliation, qui devrait permettre à Victor et ses deux nouveaux potes de ne pas se mettre définitivement les fans à dos.
Prong met la sauce dès le début, et c'est parti pour 3/4 d'heure de mitraillage en règle ! Gros son, bonne prod, le trio ne fait pas spécialement dans la dentelle. Si l'album n'est pas foncièrement révolutionnaire, il reste cependant méchamment efficace, et, ne boudons pas notre plaisir, balance une belle série de riffs qui décrasseront vos enceintes.

Longue vie à Prong ! et que Be Bop A Lula entende mes prières...

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Vendredi 14 septembre 2007

Le monde du jazz est en deuil. Ce 11 septembre, le pianiste Joe Zawinul est mort à l'age de 75 ans, après une carrière exceptionnelle.
D'abord musicien de Miles Davis dans les années 60, Joe Zawinul fonde début 70 le groupe Weather Report, avec le saxo Wayne Shorter. Le groupe, rapidement rejoint par le bassiste Jaco Pastorius, atteindra des sommets de notoriétés rarement égalés dans le jazz. Zawinul fondera enfin The Zawinul Syndicate, formation multiforme avec laquelle il finit sa vie. Il signera également plusieurs albums solos, dans lesquels il explore des thèmes musicaux récurrents qui lui sont chers.

Musicien hors norme, claviériste sur-talentueux, Joe Zawinul a rapidement développé une personnalité musicale très forte, teinté d'origines tziganes, africaines ou brésiliennes, au service d'un jeu électrique, aérien, alternativement groovy, grave ou sensuel. Il aura su mêler avec beaucoup d'inspiration des genres et des sons de prime abord opposés, sans jamais rien concéder de son talent.

Une grande pointure du jazz moderne.

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Jeudi 5 juillet 2007
Il faut dire ce qui est, les Chemical Brothers, je les avais un peu enterré depuis quelques temps. Tout de même, ils avaient depuis longtemps dépassés l'espérance de vie moyenne d'un groupe de big beat issu des nineties.
C'était sans compter avec le génie des frangins de Manchester, et la sortie de leur dernier album "We Are The Night". Pas de prises de risques majeures, mais pourtant un savant mélange électro-planant qui interpelle immédiatement. On oublie l'électro-rock des premiers opus (qui avaient fait le succès du groupe), pour une énergie certes plus tranquille, mais toujours aussi miraculeuse. Même les plus coincés finiront par taper du pied, sur une série de titres qui passent comme une lettre à la poste, distillant une fraîcheur communicative... Le tout agrémenté de quelques envolés anthologiques.

Bref, les frères chimiques sont toujours dans le coup, et on peut encore compter sur eux malgré les années qui passent et repassent...


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Jeudi 21 septembre 2006


Grosse rentrée pour DJ Shadow ! Direct deux galettes !
D'abord, une série d'enregistrements réalisés pour l'émission de radio The Breezeblock, avec The Quannum Project, les acolytes du maître. Les platines chauffent dures et Shadow, revisitant les clichés du son Hip Hop old school à sa sauce, impose un son impeccable et bien balancé. C'est très bien senti et même les plus récalcitrants se laisseront convaincre. Shadow, de sa patte inimitable, envoie les cuts avec une précision chirurgicale, et colle au chant à la super glue. Bref, rien à redire : une petite bombe...

Sortie très attendue pour son troisième album "The Outsider" et grosse claque ! Grosse claque car à la première écoute, on ne sait pas trop si c'est du lard ou du cochon. Bon, le DJ avait annoncé la couleur, en prédisant un virage à l'équerre, ou presque, mais là... Difficile de suivre l'artiste et de savoir où on va. Après "Endtroducing" et "The Private Press", monuments du genre qui usent sans relâche ma platine, on s'attendait à un nouveau miracle. Pourtant l'album n'a pas l'air mauvais (voir même peut-être bon... très bon???), avec un gros mélange Hip Hop, soul, ambiant et j'en passe, mais on reste bêtement planté sur place, attendant désespérément la grosse vague qui emporte tout. C'est clair, The Outsider change radicalement de registre et il va falloir s'y faire. Du coup, changement d'oreille, on laisse reposer quelques temps et on écoute avec l'étonnement du nouveau né. Le verdict final attendra... la suite au prochain numéro...


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Vendredi 1 septembre 2006

Encore une belle surprise, qui nous vient tout droit du rayon jazz... dans le sens large du terme...
Et pour cause, voici un mélange de styles, entre gospel, ragtime et contemporain, réalisé lors d'une rencontre presque improbable, entre Byard "Thunderbird" Lancaster (sax), le révérend Joe Craddock (chant), le quartet de gospel Men on a Mission, Alfie Pollitt (piano), ou encore Khan Jamal (vibraphone).
Improbable, car presque improvisée dans la formation et dans la conception. Improbable car presque enregistré en oneshoot. Improbable car truffé de virages à l'équerre, de contrastes, de liberté. Le set s'ouvre sur un chant gospel, roots au possible, accompagné aux percussions et à la flûte. Puis, le champ est libre, et l'expression, à géométrie variable, rapidement inqualifiable, se joue de toute limite stylistique. Le résultat, pris sur le vif, est saisissant, et transpire d'une âme profonde et multi-culturelle...


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Vendredi 26 mai 2006

Décidemment, le monde musical est constellé d'ovnis en tout genre. En voici un nouveau, sous la forme d'une galette jazz française étonnante.
"Sade Songs", dirigé par Jean-Rémy Guédon, aux commandes d'Archimusic, collectif réunissant des musiciens jazz et contemporains, met en musique, pour ne pas dire en lumière, des textes choisis du Marquis de Sade. La voix d'Elise Caron, artiste multiforme, chante, récite, susure tour à tour les dires de Sade, avec beaucoup d'ingéniosité, tantôt drôle, tantôt grave, tantôt sévère.
La formation instrumentale, cuivres, contrebasse et batterie, accompagne la chanteuse dans un registre qui s'inspire beaucoup du jazz classique. L'écriture est claire, limpide et laisse la part belle au chant, tout en se réservant quelques plages pour de belles envolées et solos sax.
Les textes de Sade prennent sous cette approche une dimension nouvelle. Les extraits savamment choisis et mis en musique donnent une ampleur surprenante à l'oeuvre de Sade, amoureux fou de sa liberté de penser.


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Mercredi 17 mai 2006

Comme souvent, à la première écoute d'une nouvelle sortie de Tool, on est un peu déçu. Déçu parce que dans ce cas précis, il aura fallu attendre pas moins de 5 interminables années, et qu'on voudrait dévorer l'album en une seule écoute... Mais les expériences précédentes nous ont appris que Tool, c'est une approche musicale à tiroirs, un contraste dans les compositions rare, une complexité au service d'une ambiance affinée, subtile et maîtrisée.
10,000 Days va donc sans surprise nécessiter un nombre important d'écoutes attentives et passionnées pour livrer toutes ses essences. Et cela promet d'être grandiose. Car que dire d'autre que l'album est tout simplement monstrueux !!!
Les mots me manquent... Plus ethnique avec un jeu de batterie qui s'inspire de la percussion, plus profond, plus sombre, plus fouillé, 10,000 déverse une énergie faramineuse. On est emporté tour à tour dans des rythmiques violentes et aiguës, des sons vaporeux, oppressants, des envolées quasi-cosmiques. On est pris au piège d'une musique qui nous encercle furtivement, qui nous enlace et qui finit par faire de nous ce qu'elle veut. 1h15 de bonheur intégral.
Tool s'affirme donc de nouveau comme une des figures de proue les plus importantes de la scène rock actuelle. L'attente n'aura donc pas été vaine, et après le superbe "Lateralus" qui semblait insurpassable, le quatuor nous offre un pur petit bijou, tout simplement indispensable.


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Jeudi 11 mai 2006
 

A découvrir absolument si vous aimez la chanson française (et même si ce n'est pas le cas d'ailleurs ;-)), le premier enregistrement de Monsieur Julien, intitulée "La Marque du Rateau". Le tout arrangé par Monsieur Thomas Roegiger, s'il vous plait !

Pour écouter, rien de plus simple, cliquez ici : La Marque du Rateau, et laissez lui un petit commentaire. Vous recevrez la chanson comme par magie...

Salut l'Artiste !!!


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